Le président américain Donald Trump se rendra en France en juin prochain pour participer au sommet du G7, a annoncé la Maison-Blanche ce lundi. Cette annonce met fin à plusieurs semaines de spéculations sur la présence du locataire de la Maison-Blanche à ce rendez-vous international majeur, réunissant les dirigeants des sept principales puissances économiques mondiales.
Organisé cette année à Biarritz, dans le sud-ouest de la France, le sommet du G7 accueillera les chefs d’État et de gouvernement de la France, du Royaume-Uni, de l’Allemagne, du Canada, des États-Unis, du Japon et de l’Italie. Cette rencontre, prévue du 24 au 26 juin, sera l’occasion pour les dirigeants d’aborder des sujets cruciaux tels que le commerce international, la lutte contre le changement climatique, la régulation des géants du numérique ou encore la gestion des crises géopolitiques.
Depuis plusieurs semaines, l’incertitude planait sur la participation de Donald Trump, qui avait boudé certains volets du sommet précédent et exprimé à plusieurs reprises ses critiques à l’égard du format et des décisions collectives du G7. L’an dernier, à Charlevoix au Canada, la participation du président américain avait été marquée par une vive confrontation avec le Premier ministre canadien Justin Trudeau sur les questions de tarifs douaniers, et par un retrait inattendu de la signature du communiqué final, signé pourtant par l’ensemble des autres partenaires. Cette séquence avait provoqué de fortes tensions au sein du groupe, jetant le doute sur la capacité du G7 à parler d’une seule voix.
Selon un communiqué publié lundi par la porte-parole de la Maison-Blanche, Donald Trump “se réjouit de poursuivre le dialogue franc et constructif avec ses homologues du G7 à Biarritz”. L’administration américaine précise que la croissance économique, la sécurité internationale et la réforme des institutions multilatérales figureront en bonne place dans l’agenda du président lors de ce sommet. “Le président entend défendre les intérêts du peuple américain et promouvoir une coopération mutuellement bénéfique avec les autres grandes économies”, poursuit le document.
L’annonce a été saluée par la présidence française, qui voit dans la participation du président américain un gage de discussion et d’unité dans un contexte international tendu. Emmanuel Macron, hôte du sommet, entend faire de cette édition un moment clé pour engager des avancées sur la taxation des entreprises numériques, mais aussi sur la réduction des inégalités mondiales, thème central du sommet cette année.
Outre les thèmes économiques, les dossiers géopolitiques sensibles seront également abordés : crise iranienne, Brexit, gestion des tensions commerciales entre la Chine et les États-Unis. Plusieurs sources diplomatiques soulignent que les discussions pourraient être particulièrement houleuses, compte tenu des positions parfois divergentes adoptées par les membres du G7 au cours des derniers mois.
Si la participation de Donald Trump est désormais acquise, des interrogations persistent sur la capacité du groupe à s’accorder sur de nouveaux engagements contraignants, notamment en matière d’environnement, domaine dans lequel l’administration américaine mène une politique à rebours des autres membres. L’an dernier déjà, les questions climatiques avaient été sources de discorde, Washington refusant de s’associer à certaines initiatives majeures, comme l’Accord de Paris.
L’enjeu du sommet de Biarritz, pour Emmanuel Macron, sera donc d’obtenir des compromis sans masquer les divergences, et d’insuffler un nouvel élan à cette instance internationale. Le regard du monde sera tourné vers la France à la fin juin, pour observer si le G7 parvient à parler d’une seule voix dans un contexte de tensions commerciales et politiques croissantes à l’échelle globale.
