Le retour du long week-end de l’Ascension a provoqué d’importantes difficultés de circulation sur les routes françaises ce dimanche. Selon les données communiquées par le Centre national d’information routière (CRICR), un pic de près de 900 kilomètres de bouchons cumulés a été relevé sur les grands axes du pays en cours d’après-midi, marquant l’une des journées les plus chargées de l’année pour les automobilistes.
Comme chaque année à l’issue du pont de l’Ascension, de nombreux Français ont pris la route ce dimanche pour regagner leur domicile, après avoir profité de quelques jours de congés. Dès la fin de la matinée, les premières difficultés sont apparues, notamment sur l’axe reliant le sud-est de la France à la région parisienne. En milieu d’après-midi, la situation s’est largement dégradée, les retours s’intensifiant dans toutes les régions et provoquant d’importants ralentissements aussi bien sur les autoroutes que sur les principaux axes secondaires.
Les autoroutes A7, A10 et A6 particulièrement touchées
Selon le CRICR, trois autoroutes ont été particulièrement touchées par cet afflux massif de véhicules. Sur l’A7, qui relie la vallée du Rhône à Lyon et Paris, un bouchon de plus de 60 kilomètres a été signalé à la mi-journée, entre Montélimar et Vienne. L’A6, empruntée par de nombreux vacanciers revenant du sud de la France, a également été le théâtre de très longs ralentissements, avec jusqu’à 40 kilomètres de circulation en accordéon répertoriés dans l’après-midi.
Sur l’A10, principale voie de liaison entre Bordeaux et la capitale, les conditions de circulation se sont fortement dégradées à partir du début d’après-midi. De Tours à Orléans, plusieurs points de congestion ont été recensés, ralentissant fortement l’arrivée des automobilistes en Île-de-France. Les axes autour de Nantes, Bordeaux et Marseille ont également connu de longues files d’attente, alors que les vacanciers reprenaient la route à la même heure, créant d’importants goulots d’étranglement.
Un trafic classé « rouge » au niveau national
Bison Futé, l’organisme chargé de prévoir la circulation routière en France, avait anticipé ce phénomène en classant la journée de dimanche « rouge » au niveau national et même « noir » dans le sens des retours pour la vallée du Rhône. Les experts tablaient ainsi sur une fréquentation exceptionnelle du réseau autoroutier, encourageant les conducteurs à retarder leur départ, à éviter le créneau compris entre 14h et 20h, période la plus chargée de la journée.
Comme souvent lors des retours de grands week-ends, la météo clémente de ces derniers jours a incité de nombreux Français à prolonger leurs séjours en famille ou entre amis jusqu’au dernier moment, provoquant ainsi une concentration du trafic sur quelques heures. Les autorités ont également rappelé les consignes de prudence, compte tenu des risques accrus d’accidents lors de tels épisodes d’embouteillages prolongés, à cause de la fatigue et de l’agacement au volant.
Un phénomène récurrent, mais amplifié en 2024
Si le phénomène n’a rien d’inédit, il semble s’amplifier d’année en année, sous l’effet conjugué de la reprise des déplacements touristiques post-Covid et d’un calendrier particulièrement favorable à de longs ponts cette année. Ce dimanche, la barre symbolique des 900 kilomètres de bouchons cumulés a ainsi été approchée, ce qui place la journée parmi les plus difficiles pour la circulation routière sur le territoire national.
Pour les automobilistes encore sur la route en fin de journée, les prévisions de Bison Futé laissaient entrevoir une amélioration progressive de la situation en soirée. Une accalmie qui ne sera toutefois que temporaire, puisque les prochaines semaines s’annoncent également très chargées sur les grands axes, à l’approche des vacances d’été.
