Giuseppe Lavazza, vice-président du groupe Lavazza, l’une des plus grandes entreprises familiales italiennes spécialisées dans la torréfaction et la distribution de café, s’est récemment exprimé sur le rôle fédérateur du café dans la société contemporaine. Lors d’une conférence organisée au sein d’une institution internationale à Genève, le dirigeant a livré une formule qui n’a pas manqué de faire réagir : « Pour éviter les guerres, il faut boire plus de café ! ».\n\nAu-delà du trait d’humour, Giuseppe Lavazza s’appuie sur une conviction profonde : le café n’est pas seulement une boisson appréciée aux quatre coins du monde, il est avant tout un levier de dialogue, d’échange et de rapprochement entre les peuples. Selon le vice-président de l’entreprise centenaire, « le café est présent sur toutes les tables à travers la planète, des plus modestes aux plus prestigieuses. Il unit les travailleurs d’usines comme les diplomates, il accompagne aussi bien les journées de travail que les moments de convivialité familiale ». Pour Lavazza, chaque tasse partagée serait ainsi une occasion de créer du lien, tissant peu à peu une toile d’entente et de compréhension mutuelle.\n\nLe café : un symbole de convivialité mondiale\nCette vision s’ancre dans une expérience concrète, celle d’une entreprise dont les grains voyagent chaque jour entre les continents. Fort de sa position de leader historique, Lavazza revendique travailler directement avec plus d’un million de cultivateurs et petits producteurs dans le monde, en partenariat avec de nombreux acteurs locaux. « Le commerce du café est une chaîne qui connecte le Sud et le Nord, l’Est et l’Ouest », rappelle Giuseppe Lavazza. À travers cet engagement, il veut illustrer que chaque gorgée renferme aussi un pan de l’histoire humaine, celle des échanges commerciaux, des découvertes culturelles et de la construction de liens sociaux.\n\nUn plaidoyer pour le commerce équitable et la responsabilité sociale\nSous l’apparence d’une boutade, le message envoyé par le dirigeant interroge sur la dimension éthique et économique du secteur. Dans un contexte mondial tendu, marqué par la multiplication des crises et des tensions régionales, la filière café n’échappe pas à la fragilité des rapports internationaux. Le changement climatique perturbe les récoltes, la volatilité des cours menace la rémunération des petits producteurs, et la concurrence sur le marché mondial s’intensifie. Giuseppe Lavazza rappelle ainsi l’importance d’un commerce équitable, garant d’une rémunération digne et stable pour les acteurs de la chaîne de valeur et, à plus long terme, d’une forme de stabilité sociale et économique dans les régions productrices.\n\nLa paix par le café : une utopie nécessaire ?\nSi l’idée de promouvoir la paix par la consommation de café peut paraître optimiste, voire naïve, elle porte le mérite d’appeler à la recherche de solutions innovantes et humanistes face aux défis globaux. « Le café, en tant que produit universel, peut incarner les valeurs d’ouverture, de respect et de solidarité dont le monde a aujourd’hui plus que jamais besoin », défend Giuseppe Lavazza. Pour le dirigeant italien, chaque geste de partage, même le plus anodin, contribue à apaiser les tensions et à instaurer un climat de confiance, condition sine qua non du dialogue et de la diplomatie.\n\nDans un contexte où les fractures culturelles et économiques semblent s’approfondir, Giuseppe Lavazza rappelle ainsi, à travers une formule lumineuse, la nécessité de revenir à l’essentiel : se rassembler autour d’une table, échanger, et pourquoi pas, commencer par partager un bon café.
